«

»

Nov 22 2018

Les enfants d’Aubertin morts pour la France

Les enfants d’Aubertin morts pour la France

Chaque année, le 11 Novembre et le 8 mai, la Commune d’Aubertin honore ses enfants morts pour la patrie. La liste des noms des soldats tombés au front et inscrits sur le Monument ne peut laisser quiconque indifférent. Nos compatriotes morts au champ d’honneur sont énumérés dans les trois rubriques ci-dessous.

Mort pour la France à la guerre 14 – 18

ARMAND Albert – 22 ans – 319è RI – Né le 16 janvier 1896 à Aubertin. Mort pour la France le 7 mars 1917 à Ribécourt (Oise). Tué à l’ennemi. Inhumé en tombe individuelle N° 208 Carré B en la Nécropole Nationnale de Rémy (Oise). 


BASCOUGNET Philippe Dit Léon – 27 ans – IIè régiment de Marche d’Afrique. Né le 9 janvier 1891 à Aubertin. Mort pour la France le 27 décembre 1918 à bord du « Canada » des suites de maladie.


BAUDORRE Charles


Mort pour la France à la guerre 39 – 45

Pierre Darribau

 

Il était le fils de Lucien Darribau, maire d’Aubertin (de 1944 à 1945). Son frère Victor qui a 90 ans, nous parle de Pierre : « Il était soldat au 57è RI de Souge près de Bordeaux. Il était au front lorsqu’il a été fait prisonnier. Il a ensuite été interné dans un camp en Allemagne. Un jour, son compagnon de Lasseubétat lui a dit qu’il allait s’évader, il n’a pas voulu le suivre, c’est bien dommage car il a réussi à rentrer chez lui. Je ne sais pas dans quel camp il était, mais il n’était par chez des agriculteurs. Mon pauvre frère était très mal traité, il était tellement malade et faible qu’il a été hospitalisé à Toulouse. Lorsque je suis allé le voir peu avant sa mort, il m’a dit : « Il n’y a que moi qui saurais ce qu’ils m’ont fait, ces gens-là… »

Dans son dossier militaire on peut lire : France Pierre Victor Raymond Albert Joffre Darribau, né le 13 mars 1915 à Aubertin, 57e Régiment d’infanterie,
Mort pour la France le 5 octobre 1942 à Toulouse – hôpital complémentaire Purpan. Cause du décès : sacrocoxaldie droite avec cachexie.

François Lauzier

François Lauzier a laissé sa vie au cours des combats qui se sont déroulés en Allemagne, au moulin d’Eyachmühle dans la Forêt-Noire, près de Pforzheim. Membre
du 1er bataillon de choc de l’armée Leclerc, François Lauzier est mort d’un éclat d’obus le 13 avril 1945 à l’âge de 21 ans. Son parcours témoigne d’un farouche désir de défendre sa patrie, lui qui a rejoint très tôt le Corps Franc Pommies, s’investissant sans compter dans la résistance en menant des actions dans la région de Pau, avant d’avoir l’âge de s’engager sous le drapeau tricolore.

Dans cette période cruciale pour la libération de la France, la disparition de François Lauzier n’a pas été communiquée immédiatement à sa famille qui s’est inquiétée de ne pas avoir de nouvelles. C’est sa petite sœur Thérèse qui a envoyé un télégramme pour s’enquérir de lui. Elle n’avait que 14 ans. Sa famille s’était installée à Aubertin en1941 au « Pintou » la maison située à la fin du chemin de Setze, à côté de Baudorre-Piquepé ; ils sont repartis après la guerre. Une famillequi aura laissé un lourd tribut pour la patrie puisque le frère de François, Jean-Yves Lauzier aparticipé au débarquement de Fréjus, à la campagne de France, puis il est parti en Indochine où il a été tué le 3 juin 1952.

Un deuxième frère, Philippe Lauzier, est parti en Angleterre suivre un entraînement de commandos SAS. Il a été parachuté prés de Toulouse le 6 mars 1944 comme expert-saboteur. Après plusieurs actions, Philippe Lauzier a été pris par la Gestapo le 10 juin 1944 et déporté en Allemagne.
Enfin, le quatrième garçon de la famille, Dominique Lauzier, s’est engagé à 19 ans dans l’armée Leclerc. En 1945 il est parti se battre en Indochine.


Antoine Barbia

Antoine Barbia est mort parce qu’il était sourd. Le pauvre émigré espagnol qui avait fui son pays en guerre pour travailler comme domestique chez Bordenave-Péry à Aubertin, s’est retrouvé confronté bien malgré lui à la violence de la notre. Un jour de 1944, le 1er juillet exactement, alors qu’il travaillait avec les Bordenave-Perry dans un champ en bordure de route, des Allemands à la poursuite de maquisards, avaient ordonné de se coucher. Antoine Barbia n’a rien entendu : une rafale l’a abattu. Une stèle à sa mémoire est visible en bordure de route à l’endroit même où est construit aujourd’hui la maison de Bonnemason.


Jean Labesque-Hourat

Jean Labesque-Hourat a servi la France à Oujda, au Maroc pendant la guerre 39-45. Il est mort des suites d’une maladie contractée pendant son service.


Louis Vignau

On sait peu de détails sur la mort de Louis Vignau pendant la guerre de 39-45. Jean Vignau Penen se souvient seulement qu’un jour, un de ses collègues du régiment d’artillerie de combat était venu à Aubertin à la maison Penen, annoncer le décès de Louis Vignau, tué alors qu’il descendait de son char d’assaut. Puis il est reparti. Louis Armand Vignau faisait parti du  513e Bataillon des Chars, il est mort  des suites deblessures.


Germain Cambot

 

Lorsque l’Allemagne déclenche son offensive sur le nord de la France en mai 1940, notre pays connaît une des pires défaites de son histoire. 90 000 soldats trouveront la mort dans les batailles de Dunkerque, Lille et de la Marne. Germain Cambot fait partie des soldats français qui sont tombés au champ d’honneur. Germain Cambot, né le 10 février 1906 à Aubertin, est mort au cours des combats à Sceaux dans l’Yonne, le 11 juin 1940. Il appartenait au 5e Régiment d’infanterie coloniale.


Mort pour la paix au Liban

En cette période de commémoration, nous rendons un hommage particulier à celui dont le nom figure sur le monument aux morts d’Aubertin aux côtés des victimes des guerres 14-18 et 39-45.

JPEG - 52 ko

Jean-Claude Degos est mort pendant la guerre du Liban à Beyrouth le 18 novembre 1983, suite à une embuscade dans la montagne de Chatila. Soldat au régiment de parachutistes des Hussard de Tarbes, il avait à peine 20 ans.

 

 

Fils de Paulette Lay du chemin Larrimou à Aubertin, Jean-Claude Degos était arrivé en juillet 1983 à Beyrouth avec son régiment pour relever la Légion Etrangère.

Quelques jours avant sa mort, il était en renfort sur les lieux de l’attentat du Drakkar le 23 octobre 1983 qui a couté la vie à 58 casques bleus français.

Tout jeune, il était devenu Jokey chez Gouaille, mais lorsqu’il s’est brusquement mis à grandir, il a choisi de s’engager dans l’armée.

Connaissant ses qualités équestres, le général Cam lui avait demandé de chevaucher avec lui, mais la vie de Jean-Claude Degos s’est arrêtée avant.