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Nov 24 2018

Le 1er juillet 1944 d’Irène Cambeig

Ce jour du 1er juillet 1944, j’allais garder les enfants de ma soeur à Saint-Faust. Devant l’église, les invités du mariage de Léon Peyroutet m’ont averti qu’il y avait les Allemands dans le village, qu’il me fallait ma carte d’identité. Je suis vite repartie en passant devant eux, sans me presser, en faisant celle qui n’avait rien à se reprocher. Ils ne m’ont rien demandé. Sur ma route, j’ai informé Marie Chounet et Anna Labayrade. Aprés, j’ai rencontré le petit Castéra a qui j’ai demandé si son père était là car je savais qu’il était recherché. Il m’a répondu que non, mais lorsque je lui ai dit que les Allemands étaient à Saint-Faust, il est vite parti l’avertir. J’ai demandé à Catherine Cambeig d’aller avertir Jeandou à la maison Claverie. Catherine était atteinte par la polio, mais elle était sacrément dégourdie. Elle est allée avertir Jeandou en courant comme elle pouvait. Au retour, la peur m’a envahie, jusque là je n’avais pas ressentie l’angoisse du danger. Je suis passée derrière chez Jouanchicot pour revenir à Saint-Faust. Dans la grange d’Arizet, les allemands ont trouvé une saccoche de maquisard, ils y ont mis le feu. J’ai su après qu’ils avaient questionné fermement Jeandou Cambeig, il l’a échappé belle. Heureusement qu’il était averti. il aurait eu le même sort que le pauvre Espagnol