«

»

Nov 24 2018

le 1er juillet 44 par Joseph Péricou

Joseph et Clémence Péricou vivent désormais à Lasseube, à quelques mètres de la maison natale “Labory” d’Aubertin, de l’autre côté de la Baïse qui sépare les deux communes. A l’issue d’une partie de belote qui anime le dimanche après-midi, Joseph Péricou se met à raconter pour la première fois, devant ses enfants et petits-enfants, un moment de sa tendre jeunesse. Un sujet qu’il n’avait jamais abordé auparavant. Il à juste vingt ans en ce dimanche matin de juillet 1944, il fait les foins avec son père dans le champs de “Lanot” à Aubertin. La grange qui abrite habituellement le char à foin et autre matériel agricole, est remplie d’armes et de munitions que les maquisards entreposent chez Péricou. Il y a aussi une moto et des drapeaux français. Sans prendre de précaution particulière pour ne pas avoir l’air de cacher quelque chose, ils travaillent comme ils le font chaque année à cette période ; les portes de la grange entrouvertes. De retour à la maison, ils aperçoivent une patrouille d’Allemands très excités qui court dans un but précis. Ils passent devant “Lanot” sans sourciller et se dirigent vers “Claverie” où habite Jeandou Cambeig.  Eusèbe Péricou a vite compris la situation il part à toute vitesse changer les objets compromettants de cache avec son fils Joseph. Ils attèlent les bœufs, chargent le char et partent déménager à “Hil de Case” sans perdre de temps. A hue et à dia… la charrette casse. La moto, les drapeaux, les armes et les munitions en vrac. On repart vaille que vaille « Ça pétait de partout vers Pau » dira Joseph devant ses enfants qui n’avaient jamais entendu leur père parler de ça. « Ils sont partis brûler la grange d’Arizet, s’ils étaient arrivés un peu avant, la grange ouverte, on fumait. »