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Déc 02 2018

(pas de titre)

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Le 19 mars 2012 marquera le 50e anniversaire du cessez le feu en Algérie, un jour après les accords d’Évian du 18 mars 1962.

L’Algérie retrouvera son indépendance le 5 juillet de la même année, ce qui entraînera l’exode de la population des Européens d’Algérie, dit Pieds-Noirs, ainsi que le massacre de plusieurs dizaines de milliers de musulmans pro-français.

Ils sont une bonne quinzaine à Aubertin à avoir connu cette période des « évènements d’Algérie », terme officiellement employé à l’époque par la France.

André Dupouy avait 21 ans lorsqu’avec le 35e Régiment de parachutistes de Tarbes, il est parti à Checkfa.

Il a passé deux ans de 1955 à 1957 à crapahuter, faire des patrouilles, des ouvertures de routes et d’autres missions aussi dangereuses les unes que les autres.

– « J’ai eu la chance de revenir, d’autres y sont restés comme le pauvre Irénée Causselière de Monein. On a été pris au piège tendu par un fellagha dans un oued en pleine nuit, il est mort en sautant se protéger derrière un mur, sous les balles traçantes. 

Le jour de Noël, c’est un copain de Barcus qui est mort devant moi. On s’est fait tirer comme des lapins dans la montagne d’Abdelaziz, dans le Djebel de Kebiriti, au moment où on s’y attendait le moins. 

Je suis tombé dans un trou et Pierre Pinque est mort à côté de moi, il devait rentrer à Barcus pour se marier au mois de mai 56. On était jeunes et inconscients des dangers permanents dans lesquels on vivait. »

Il a l’œil noir lorsqu’il raconte, André Dupouy.

Aujourd’hui, il est vice président du bureau de la FNACA de Lasseube dont il est membre depuis… 40 ans.