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Déc 02 2018

Gérard Carré surveillait la frontière d’Algérie

A l’approche du 50e anniversaire du cessez le feu en Algérie le 19 mars, nous poursuivons la rencontre des anciens combattants d’Aubertin. Aujourd’hui, Gérard Carré du chemin Manciet.

Après avoir effectué son service militaire comme radio en Allemagne, au 24e Régiment d’Artillerie Légère, Gérard Carré est reparti vivre à Paris dans plusieurs adresses successives. Au moment de sa remobilisation, les gendarmes sont partis à sa recherche…

– « Après tous ces déménagements, ils ont mis un mois à me retrouver. J’ai été muté à la base aéronautique navale de Lann-Bihoué en Bretagne, puis je suis parti en Tunisie à Kérouan, en 1956. 

Notre mission consistait à surveiller la frontière d’Algérie, surtout pour les passages d’armes. J’y suis resté moins de trois mois, mais ça suffit pour y laisser la peau. 

Mon père, en lisant Paris-Match, avait vu le reportage des 19 tués d’Arras, après des supplices atroces. Il a eu peur que je sois parmi les victimes. 

On a été pris en embuscade dans le Djébel, mais c’est la seule aventure dangereuse que j’ai vécue.

Gérard Carré est venu vivre à Aubertin où il s’est installé chemin Manciet, avec sa compagne en août 1997.

– « C’est Monsieur Hondet qui nous a mariés ! »