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Déc 02 2018

Marcel Pédelacq à l’Etat Major de Marrakech

Aujourd’hui sera célébré à partir de 11h à Billère et à 18h à Lasseube, le 50e anniversaire du cessez le feu en Algérie. C’est Marcel Pédelacq qui clôture notre série sur les anciens combattants d’Aubertin.

En février 1955, Marcel Pédelacq part faire son service militaire au Maroc. Après trois mois de formation de secrétaire dactylo à Rabat, il est muté à l’Etat Major de la base aérienne 707 de Marrakech.

Une base école forte de 200 avions et 3000 hommes que les événements d’Algérie pressent à la formations de pilotes. C’est à l’Etat Major de cette Base Ecole 707 de Marrakech, que Marcel Pédelacq se retrouve sous les ordres directs des Colonels et du Général Jacquier qui dirige les opérations aériennes. Le même général d’aviation Paul Jacquier qui deviendra plus tard Directeur Général des services secrets français de 1962 à 1966.

Pendant deux ans et demi, Marcel Pédepacq côtoie les officiers français les plus éminents. Il voit passer entre ses mains, les courriers les plus importants et confidentiels qui soient au moment où la situation s’agrave.

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Les nationalistes marocains qui bénéficient du soutien de la Libye, l’Algérie (avec le FLN) et l’Égypte de Nasser forçent le gouvernement français a reconnaître la fin du protectorat du Maroc.

Le 16 novembre 1955, Mohammed V fait un retour triomphal dans son pays avec son jeune fils, le prince Hassan.

Au contact permanent des officiers, Marcel Pédelacq a suivi la formation la plus fantastique qu’un jeune de nos campagne ait pu rêver.

– « Ça m’a fait ouvrir les yeux et j’ai appris beaucoup de choses. Tous les jours, des décisions d’officiers supérieurs étaient prises sur les événements d’Algérie. Et moi, petit jeune d’Aubertin, j’étais là, au milieu ! »

Vers la fin de son service militaire, un colonel demande à Marcel Pédelacq :

– « Que faisiez-vous dans le civil ? »

– « Paysan mon Colonel ! »

Marcel Pédelacq rit encore de voir sa tête…