Capricieuse Baïse

11/05/11 – La Baïse qui sépare les deux communes de Lacommande et Aubertin a toujours fait parler d’elle dans l’histoire de nos deux villages qui n’en faisaient qu’un au XVIIIe siècle. Tout d’abord parce que depuis 1132, les habitants d’Aubertin ne pouvaient pas se rendre comme ils le voulaient à l’église Saint Basile de Lacommande lorsque la rivière était en crue, même pour des obsèques. A tel point qu’ils finirent par construire une autre église sur la rive droite de la Baïse en 1773 plutôt que de bâtir un pont de pierre… Ensuite, parce que le ruisseau était si capricieux, que ses multiples débordements eurent raison des nombreux ponts qui furent tour à tour construits pour la traverser.

Nos recherches dans les archives n’ont pu nous mener que deux siècles en arrière, mais il ne fait aucun doute qu’avant cette date, des événements semblables aient pu avoir lieu.

Le 17 février 1822, Monsieur Bayle, maire d’Aubertin, réceptionne les travaux du pont Benguère réalisé par le charpentier Leverat dit Daniel.

JPEG - 102 ko
JPEG - 122.7 ko

Mais deux ans plus tard en 1824, tout est à refaire… Le pont Benguère est parti à Bayonne ! Et Leverat doit tout refaire…

JPEG - 119.4 ko

En 1843, suite à d’importantes inondations, le pont de Côtre s’effondre. Le 15 juillet de cette même année, les conseils municipaux d’Aubertin et de Lacommande décident d’abattre huit chênes pour bâtir un pont de fortune afin de rétablir les communications entre les deux villages, mais aussi entre Oloron et Pau.

De nos jours, il ne reste plus qu’un chemin portant le nom du pont de Côtre dont on ne sait même plus à quel endroit précis il traversait la Baïse.

Les habitants d’Aubertin connaissent bien la Baïse et savent qu’il est difficile d’empêcher ses nombreux caprices.