Le garde des bois d’Aubertin assassiné

21/11/10 – “Le garde forestier d’Aubertin a été assassiné.” Cette nouvelle brutale est tombée en décembre 1835 dans des circonstances qui nous sont étrangères, mais l’histoire a fait grand bruit dans les villages d’Aubertin et de Lacommande. Car à cette époque, les deux communes partageaient certaines charges. Curé, instituteur, cantonnier et garde des bois, œuvraient pour les deux communes dans des conditions mal définies qui étaient sources de conflits.

Un garde forestier en 1914

Le pauvre Dublanc, garde forestier d’Aubertin, a fait les frais d’une sérieuse mésentente en trouvant la mort au fond d’un bois qu’il était censé garder.

Son remplacement fut également source de discorde entre la commune et l’administration des forêts au point que ce fut au préfet Leroy en personne de décider qui serait l’heureux élu parmi les trois candidats : Raymond Abel, Pierre Cazenave et le candidat désigné par l’administration des forêts, Jean Heugaré.

Délibération du préfet le 15 janvier 1836 :

“Considérant qu’il y a dissentiment entre la commune et l’administration des forêts dans le choix du candidat proposé, que dès lors c’est à nous à désigner le sujet qu’il convient d’admettre… Le sieur Raymond Abel est nommé garde des bois des communes d’Aubertin et de Lacommande en remplacement du sieur Dublanc mort assassiné.”