10/02/10 - Trois troupes de théatre dans un village de 649 habitants, voilà qui est peu banal et qui démontre une sacrée dynamyque insuflée par des membres plutôt actifs. Le Diable à Quatre, la Bande Originale et Vibration d’Aujourd’hui occupent la scène de la Maison pour Tous et des villages alentours. Et c’est sans compter sur l’école qui n’est pas à la traîne en matière d’activités théatrales, surtout en fin d’année.
Cet engouement que le public aubertinois partage, a décidé le conseil municipal à investir pour équiper la scène de la Maison pour Tous d’un éclairage adapté. Cet équipement de projecteurs qui sera installé prochainement, sera fixe, avec une table de commande située dans la petite salle qui domine l’estrade à l’étage.
C’est l’occasion de faire le tour de nos acteurs amateurs, en commançant par celui qui est, avec l’abbé Cabanne, à l’origine de la création du théatre à Aubertin : Albert Peyroutet.
Qui mieux que lui pouvait nous en parler ?
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01/08 - En 1999 sur la scène de la Maison pour Tous, Odile loustalot à gauche, puis Albert Peyroutet, Cathy Boillot, Marie-Claude Bascourret et Louis Matraman
L’abbé Cabanne attirait de plus en plus les jeunes. Il leur mettait entre les mains tambours et clairons, faisait venir un professeur de musique. On avait des séances d’apprentissage au presbytère. On emportait son instrument chez soi, et le soir quand on s’exerçait on se répondait d’un coteau à l’autre. Pierre Barrué savait déjà jouer, il était très bon. Laurent Loustalot était étonnamment doué.
Le théâtre a commencé pendant l’hiver 48-49. L’abbé Cabanne attaquait sur tous les fronts. Là aussi, répétitions au presbytère ou chez Tiret. Le soir, dans la nuit glacée, on partait joyeux. Albert repassait ses rôles en travaillant a la ferme ; Laurent Loustalot, en creusant des trous pour planter les pylones électriques. On a d’abord joué la "Joyeuse Farce des encore", avec Louisette Baudorre (aujourd’hui Tiret), Louis Matraman dans un rôle de curé, Albert, Jean Vignau. Quand on connaît ce dernier, on voit bien que personne ne pouvait dire non à notre curé ! "La Brouette" a suivi, pièce dans laquelle Laurent Loustalot a révélé tout son talent, dans un rôle en béarnais. René Chounet et Albert lui donnaient la réplique. On croit que les pièces comiques sont les seules appréciées, mais quand la jeune troupe a entrepris "la Maison du passeur", un drame patriotique, ça a marché. Les acteurs étaient nombreux : Yvonne Monguillot, François Lalanne, André Pcyroutet, Laurent Loustalot, Louis Lacave, AlbertPeyroutet.
(Souvenir d’une pendule d’Albert Peyroutet. 2005)
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